IPourquoi on vous demande tout, et tout de suite
Dans une cession ordinaire, on vend d'abord et on vérifie ensuite. L'acquéreur signe une lettre d'intention sur ce qu'on lui a dit, puis ses auditeurs passent trois mois à contrôler. Ce qu'ils trouvent — et ils trouvent toujours quelque chose — devient un argument de baisse, au moment précis où vous ne pouvez plus vous retirer sans tout perdre.
La méthode que votre conseil applique fait l'inverse. Tout ce qui peut être établi l'est avant que le marché ne soit sollicité. Les pièces qu'on vous demande aujourd'hui sont exactement celles qu'un auditeur réclamerait dans six mois : la différence est qu'aujourd'hui elles ne coûtent rien, et que dans six mois elles coûteraient du prix.
C'est la seule raison pour laquelle le début vous paraîtra exigeant. Ce n'est pas de la paperasse préalable : c'est la négociation qui se joue là, en avance, pendant qu'elle vous est favorable.
- Liasses fiscales et fichier des écritures comptables — votre expert-comptable les produit déjà
- Relevés bancaires des exercices présentés
- Attestations sociales et fiscales, contrats structurants, baux, titres de propriété intellectuelle
IITrois sources qui se recoupent
Vos chiffres ne sont pas crus sur parole, et ce n'est pas une marque de défiance : c'est ce qui leur donne leur force. La comptabilité, la banque et l'administration disent la même chose depuis trois angles indépendants. Une source isolée se discute ; les trois ensemble, beaucoup moins.
Concrètement, votre chiffre d'affaires comptable est rapproché des encaissements bancaires, et vos déclarations sociales et fiscales confirment les charges. Là où les trois divergent, on cherche pourquoi — et neuf fois sur dix l'explication est banale et documentable.
IIICe qui ne peut pas être prouvé est écrit, pas caché
Toute entreprise porte des zones grises : un client qui pèse trop lourd, une compétence qui ne tient qu'à vous, une autorisation qui n'a jamais été demandée. La tentation est de les taire et d'espérer. C'est la plus mauvaise stratégie possible : un acquéreur qui découvre seul une faiblesse en déduit qu'il y en a d'autres, et il price la peur, pas le risque.
Ici, ces zones sont nommées, pesées, et rattachées à l'outil contractuel qui les traitera — un complément de prix, une garantie, une condition, une période d'accompagnement. Vous ne perdez pas de valeur à les déclarer : vous choisissez le terrain sur lequel elles seront discutées, et vous le choisissez tôt.
Un dossier qui ne déclare aucune faiblesse n'inspire pas confiance : il donne le sentiment qu'on n'a pas cherché.
IVCe que les candidats voient, et à quel moment
Rien ne sort par étapes floues. Chaque niveau d'information s'ouvre par un geste précis de votre conseil, et se referme aussi vite.
La présentation anonyme ne nomme jamais votre société : un lecteur de votre secteur peut deviner, il ne peut pas savoir. Le mémorandum, lui, ne circule pas — il se consulte nominativement, filigrané au nom et à l'heure de son lecteur, et chaque consultation est inscrite. Une fuite a donc un nom.
La salle de données s'ouvre à la signature de l'accord de confidentialité, par invitation nominative et révocable à tout instant. Les documents en PDF partent filigranés au nom de celui qui les consulte, et l'original n'est jamais servi.
- Présentation anonyme — aucune information identifiante
- Accord de confidentialité signé électroniquement, horodaté
- Mémorandum filigrané, consultation journalisée
- Salle de données nominative, accès révocable
VCe qui reste votre décision
La machine prépare, elle ne décide pas. Trois moments vous appartiennent, et ils sont marqués comme tels à l'écran.
La revue de la liste des candidats : vous voyez qui votre conseil envisage d'approcher, et vous écartez qui vous voulez, sans avoir à vous justifier. Un concurrent que vous ne voulez pas voir dans vos comptes sort de la liste, c'est tout.
L'ouverture de la seconde phase : quels candidats accèdent à la salle de données et à l'audit. Et le choix final entre les offres, qui n'est jamais un simple classement par prix.
En revanche, rien ne part en votre nom sans votre conseil. Vos réponses aux questions des candidats sont préparées par vous et validées par lui avant d'être envoyées — non pour vous contrôler, mais parce qu'une réponse écrite dans une opération est un engagement, et qu'un engagement se relit à deux.
VILe calendrier, et ce qu'il ne peut pas raccourcir
Une cession menée ainsi tient en douze semaines au lieu de douze mois. La raison n'est pas qu'on presse les gens : c'est que rien n'est découvert en route. L'audit de l'acquéreur devient un contrôle par sondage sur un dossier déjà prouvé, au lieu d'une reconstruction complète.
Deux réserves, qu'il vaut mieux entendre maintenant. Le calendrier dépend de votre disponibilité : une semaine sans réponse de votre part est une semaine perdue, et aucun outil n'y peut rien. Et certaines horloges gardent leur rythme propre — l'information des salariés, les agréments, le comité de crédit d'une banque se réunit quand il se réunit.
Douze semaines est un rythme réaliste, pas une garantie contractuelle. Votre conseil vous dira où votre dossier se situe.
VIIQui voit quoi
Votre dossier appartient à votre cabinet. Les autres cabinets qui utilisent la même plateforme n'en voient rien — l'isolement est vérifié jusqu'à la base de données, et pas seulement à l'écran.
Nous non plus, nous ne lisons pas vos dossiers. L'équipe de la plateforme voit que des dossiers existent et que les traitements automatiques tournent ; elle ne voit ni vos documents, ni vos échanges, ni le nom de votre entreprise dans ses tableaux de bord.
Une question ?
Votre interlocuteur est votre conseil — c'est lui qui connaît votre dossier, et c'est à lui que revient chaque décision d'envoi. Cette page décrit la méthode, pas votre opération.